Un monde à part

Un monde à part
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Cette nouvelle a été réalisé pour devoir en francais en quelques jours, elle a valut la note de 17.5. Je vous laisse juger par vous même.
Le sujet était: écrivez un utopie ou une contre utopie.
























C'est fini je te dis ! Sors maintenant, » répéta Marta.
Ses paroles raisonnaient dans ma tête. Je n'en revenais pas, cinq années de vie commune aujourd'hui, en voilà un cadeau ! Cinq années de détruites en quelques secondes, quelques mots : « C'est fini... C'est fini, » répétait inlassablement mon esprit torturé.
Ne trouvant rien d'autre à dire, ma bouche cracha : « on pourrait tout de même ouvrir la bouteille de champagne que j'ai apporté ? C'est nos cinq ans aujourd'hui... »
« Prends tes affaires et sors ! » Cria t-elle alors. Elle ajouta ensuite, en pleurant : « Tu as changé ces derniers temps ! Je ne peux plus supporter cela ! »
Je me levais, pris d'un vertige. Dans le petit couloir une valise m'attendait, juste devant la porte. Comme si j'avais déjà tout oublié, je jetais, avant de mettre un pied dehors : « à ce soir ma chérie... ». Marta m'assénât alors une violente gifle. Cette ultime torture, ne me fis rien. Je ne tressaillis même pas et me ruais dans l'escalier sans avoir osé dire quoi que ce soit.
A la dernière marche, un homme me bouscula en s'excusant. Tout était brouillé, mes sens jouaient avec mes nerfs. Un voile blanc se refermait doucement sur mes yeux. Je ne sais combien de temps j'ai erré dans la ville désertée. Il me semblait être ailleurs, loin... Sur une île peut-être. Je m'endormis dans une ruelle, entre deux poubelles.

A mon réveil, j'avais l'impression de n'avoir dormis que quelques minutes. Et pourtant la ville était profondément bouleversée. A mon plus grand étonnement il faisait déjà jours. Le soleil réchauffait ma peau, tout était beau, presque idyllique. Je me sentais bien, vagabondant à travers d'immenses avenues, que je n'avais encore jamais vues.
Après quelques minutes de marche, je croisais un premier passant. Celui-ci souriait, comme tous les autres que je rencontrais par la suite. Tous me saluèrent... Cela ne ressemblait en rien au Paris, immonde et emplit d'êtres impersonnels que je connaissais.
Au détour d'une rue, se trouvait un petit café. « Une bière ne pourrait pas me faire de mal, » pensais-je en m'asseyant à une table sur la terrasse.
Le serveur vint en l'espace d'une minute et sembla bouleversé lorsque je lui demandais naturellement une pression. Il déclara alors : « Une pression ? Excuse moi.... Mais, nous n'avons pas de cela ici. Je peux te proposer un jus d'Uyave. »
J'hésitais quelques secondes, avant d'acquiescer à la proposition du jeune serveur. Il revint quelques minutes plus tard, avec un verre plein d'un liquide bleuâtre et d'apparence visqueuse. A peine fut-il retourné qu'un homme s'arrêta près de ma table et s'y assit en commandant à son tour un jus.
Le fait qu'il se soit invité de la sorte, sans même me demander, me rendit fou. Je déclarais alors : « Excusez moi, mais j'aimerais pouvoir me reposer tranquillement ! »
« Eh bien soit ! Je ne te parlerais pas, » rétorqua l'homme qui n'avait visiblement pas la moindre envie de changer de place.
J'ajoutais alors : « J'aimerais donc que vous partiez de ma table. Il y a de la place ailleurs ! » Mon étonnement grandissait chaque seconde.
« Tiens donc l'ami ! Ta place ? Rien que ça ? Où te crois tu ? Cette place est à tout le monde... On croirait entendre un arriéré !» Il semblait tout aussi bouleversé que moi.
« Mais où suis-je tombé ? » Demandais-je comme à moi même.
« Tu ne sais donc pas où tu es ? Ynem, la ville-monde, ça ne te dit rien ? Réveille toi l'ami ! » L'homme commençait à s'emporter comme s'il était aberrant de ne pas connaître « l 'Ynem ».
« Mais, nous sommes à Paris, la ville lumière... Capitale culturelle de la France... » Déclarais-je ensuite. Mais comme pris d'un doute, j'observais autours de moi, et je n'étais plus aussi sûr qu'auparavant. Cela ne ressemblait vraiment pas à la capitale. Tout était bouleversé. Je manquais même de tomber à la renverse en m'apercevant que juste à coté de notre soleil normal, se trouver leur soleil... ou du moins un deuxième !
L'homme reprit alors, comme s'il ne pouvait plus s'arrêter : « Paris, capitale, France... mais tu délires ! Rien de tout cela n'existe ici... Mais, si tu ne me crois pas, suis moi, je vais te faire visiter ! »
« Vous ne m'aimez pas, alors pourquoi perdre votre temps ? » Demandais-je incrédule.
« Nous nous aimons tous ici », dit-il en finissant son verre d'une traite et en se levant.
Je fis de même, alors qu'il était déjà en train de s'éloigner.
« Combien coûtaient nos jus ? Je vous l'offre ! » Affirmais-je. L'homme se rapprocha et me prit par l'épaule. Il dit alors en s'esclaffant : « Tu es fou.... Vraiment ! On ne paît rien ici, et avec quoi voudrais tu payer ? »
Il m'entraîna ensuite dans d'autres avenues. Elles n'avaient rien à voir avec les petites rues parisienne, on avait de quoi mettre une quatre voie dans chaque ruelle de cette ville... Seule problème, il n'y avait pas de voiture !

« Mais, comment voyagez vous dans ce pays ? » Cette question me tracassait depuis déjà quelques longues secondes.
« Ce pays ? Je suppose que tu voulais parler du monde... Eh bien ! Nous prenons les transports ! »
« Les transports ? » Demandais-je.
« Oui, c'est évident, tu crois qu'on a un wagon de tram chacun ? »
« Non... mais... »
« Tu hallucines vraiment ! Mais je t'aime bien ! » Dit-il en rigolant plus fort. Il nous dirigea alors vers ce qu'on pourrait appeler une gare, sauf qu'il n'y avait besoin d'aucun ticket. Le tramway arriva à quai. Il n'avait aucun conducteur. Je remarquais aussi, que les rails se terminaient juste au bout du quai.
« Comment avançons nous une fois arrivés au bout ? »
« Tu verras ! » Dit-il avec un petit sourire.
Il ne fallut pas plus d'une minute pour que tous les passagers soient embarqués. Une fois les portes refermées, il démarra en trombe ! Et chose étonnante, une fois au bout, il se mit à voler. Il ne ressemblait en rien à un avion, et suivait une trajectoire bien définie. Mais pourtant, il ne semblait y avoir aucun rail.
Je demandais alors : « Quel ingénieur a pu réaliser une telle prouesse ? »
« Personne en particulier... ou devrais-je dire, tout le monde ! »
« Mais vous ne faites rien pour vous ? »
« Cela serait certainement le seul crime que l'on pourrait commettre... Mais personne n'y pense ! Ca serait ridicule ! »
« Vous n'avez donc rien d'interdit ? »
« Mais que voulez vous interdire ? » Demanda t-il avec de grands yeux. Avant de reprendre : « Tout ce qui ne nuit pas aux autres est autorisé. Et comme nous ne faisons rien pour empêcher les autres de faire ce qu'ils veulent, rien n'est à interdire ! »
Sa réponse tombait sous le sens. Je décidais de le questionner encore sur les m½urs de ce monde, si extraordinaire.

« Mais, quel régime politique a bien pu mettre cela en place ? » Demandais-je par la suite.
« Il n'a pas de nom, puisque c'est le seul qui existe... » Déclara t-il.
« N'y a t'il pas de dirigeant ? » Poursuivis-je toujours plus étonné.
« Bien sur qu'il y'en a : Nous le sommes tous ! » Dit-il alors, comme si cela tombait sous le sens.

Le tramway s'arrêta, et l'homme me tira au dehors. Nous avons, ensuite, marché dans les rues un long moment. Il me montrait différents bâtiments, ou devrais-je dire, « ½uvres ». Car ce qu'il me présentait comme de simples bâtisses, étaient de véritables ½uvres d'arts. Certaines étaient recouvertes de grands draps de couleurs, d'autres avaient des formes particulièrement étranges. Tout était beau, tout était si différent de Paris. Je questionnais l'homme, sur la vie des habitants dans une maison. Et à peine, avais-je terminé ma question, qu'il me poussa à l'intérieur de l'une d'elle.
Après qu'il eut refermé la porte, je demandais : « Est-ce votre maison ? »
« Non, pourquoi ? » Répondit-il en s'asseyant dans un grand canapé.
« Il faut vite partir alors, déclarais-je, nous n'avons pas le droit ! » J'étais complètement prit de panique. L'homme souriait en me voyant me diriger vers la porte.
« Que fais tu ? » Demanda t-il en étouffant un rire, avant d'ajouter : « Tu es ici chez toi, comme partout ailleurs ! »
« Vous vivez donc chez les autres ? » Demandais interloqué.
« Il n'y a tout simplement pas de chez sois. »

Et de cette manière, que j'appris un certain nombre de choses sur cette citée des plus étonnante. Ainsi, aucun des habitants ne souhaitaient être opprimé ou oppresseur, tous ne recherchaient que le bien être. L'homme donna cet exemple : si l'un estime qu'un bâtiment serait plus mit en valeur une fois peint en rose, l'autre l'acceptait comme tel. Et quand bien même il n'était pas satisfait, il pouvait peindre une autre façade de la couleur qui lui convenait le mieux. Et ainsi, tout le monde était satisfait.
Et lorsque je lui demandais naïvement, comment, sans le moindre « ordre » ils étaient parvenus à construire une telle ville, car celle-ci recouvrait tout de même l'ensemble de leur globe. La réponse de l'homme fut des plus ahurissante.
« Eh bien ! Nous construisons un maison quand bon nous semble ou une bibliothèque... ou qu'importe ce qu'il nous passe par la tête ! »
« Vous travaillez donc quand bon vous semble ? » Demandais-je.
« Oui, bien sur ! Personne ne peut nous forcer à travailler. Moi, par exemple, je ne veux pas encore travailler... Parce que je me trouve trop jeune... » Dit-il l'air pensant.
Cela me semblait en opposition totale, avec le monde dans lequel j'avais évolué jusqu'à maintenant. Dans lequel, dès notre plus jeune âge, nous avions tous étaient entraînés, testé et formé pour travailler. Je le questionnais alors : « mais, que faites vous de vos journées ? »
« J'attend le soir évidemment. »
« Pourquoi donc ? »
« C'est le moment, que nous attendons tous pour nous rendre dans les cafés... »
Puis, il tenta alors de changer de sujet, en me questionnant pour la première fois sur Paris. Mais cela ne semblait pas l'intéresser plus que cela.
Je continuais donc : « Vous ne buvez donc que le soir ? »
« Quelques jus, oui... Mais... » Il s'arrêta comme interdit.
« Mais ? » le relançais-je.
« Nous fumons du Ghuno, surtout... »
« Qu'est-ce donc ? »
« Cela vous intéresse tant que ça ? » Demanda t-il. Il regardait alors par la fenêtre. Le soleil était toujours haut dans le ciel.
« Oui bien sur ! » Répondis-je.
« Alors je vous emmènerais ce soir ! »

Nous avons passé le reste de la journée à comparer nos deux univers. Même s'il semblait moins me prendre pour un « fou », mes questions le bouleversaient toujours. C'est réponses étaient des plus intéressantes, sur tous les sujets. Il ne comprenait pas comment à Paris, dans une société aussi évolué que la notre, des gens pouvaient encore croire en un Dieu, qui d'après son interprétation ne pouvait en rien exister.
De la même façon, il n'arrivait à comprendre, pourquoi les gens étaient si fermés ou devrais-je dire, ouvert aux bonnes m½urs !
« Pourquoi tu ne te promènes pas nus où tu le souhaites dans ton pays ? Je ne comprends pas, disait-il, s'il fait trop chaud, les vêtements sont une entrave ! Pourquoi être obligé de vous déshabiller dans des lieux précis, comme ce que tu appelles : des vestiaires, des centre de naturistes ou des douches... Quelle est donc votre conscience de liberté individuelle pour vous laisser emprisonner par de si mauvaises lois ! » Déclarait t-il indigné, avant de se lever et de prendre son manteau.
Nous nous sommes alors dirigé vers le café le plus proche. J'observais toujours les rues. Et, tout était différent par rapport au début de journée. Les gens se rendaient en masse, dans la même direction que nous. Et d'autres semblaient s'enfermer chez eux, fermant toutes les fenêtres.
Dès que l'homme voyait que j'observais autours de moi, il me parlait. En relançant un sujet de conversation, il tenté de détourner mon attention. Je sentais que quelque chose se préparait. Mais j'étais incapable de dire quoi.
Nous attendions devant la porte encore close d'un café. Beaucoup de personnes nous imitèrent. Elles semblaient pour la plupart dans un état étrange de surexcitation. Ils attendaient tous impatiemment de voir les portes s'ouvrir. Même l'homme qui m'avait accompagné toute la journée, commençait à montrer quelques signes de stress intenses, alors qu'il était resté calme toute la journée.
Je me demandais de plus en plus ce que pouvait être le « Ghuno » que tous semblaient attendre de pouvoir fumer. Et au moment même où j'allais poser la question, la porte s'entrouvrit. J'allais bientôt avoir mes réponses. La foule commença à pousser fortement. Je me suis rapidement trouvé compressé entre la porte et une cinquantaine de personnes. Je ne pouvais plus bouger et j'attendais que la porte s'ouvre en grand, se qu'elle fit après plusieurs longues secondes d'attente.
A partir de ce moment, ces gens qui me semblaient civilisés, se précipitèrent vers des tapis au sol. Même l'homme, était parti au devant sans me porter la moindre attention. Cela ressemblait vaguement aux salles dans lesquels certains prennent de l'opium à Paris. Mais, l'excitation extrême, dont ces personnes avaient fait preuve auparavant se dissipa dès qu'ils furent allongés sur un tapis.
Tous fumèrent en silence. Je dus refuser plusieurs fois, un fumoir que me proposait l'homme. Je n'avais jamais touché aux drogues de ma vie, je n'allais donc pas commencer maintenant !
Après plusieurs minutes de silence, un homme au fond de la grande salle enfumée se mit à crier. Son visage me paraissait complètement déformé. Les fumées me montaient à la tête, ma vision se troublait légèrement. Une femme se mit elle aussi à crier de toutes ses forces avant de se jeter sur son voisin et de le frapper violemment au visage.
Celui-ci ne bougea pas. La femme eut rapidement les mains en sang, et pourtant personne n'intervint. Elle frappait encore.
Beaucoup semblaient somnoler, avant de se mettre à rugir, comme des fauves attrapant une gazelle en pleine savane. La salle devenait leur terrain de jeu. Je restais médusé devant ce spectacle étonnant, je n'osais même pas bouger. Jusqu'au moment, où l'homme s'est levé juste à coté de moi et s'est mit à crier plus fort que tous.de D'autres le suivirent. Et une dizaine de personnes jetèrent alors des regards foudroyant sur moi. Comme je ne souhaitais pas subir le même sort que les autres, je me suis précipité vers la porte de secours, qui était par chance ouverte.
Je courais dans la rue. Et les dix lions me suivaient maintenant, ils couraient si rapidement que je ne savais comment m'en sortir. Je trébuchais sur un trottoir, j'évitais d'autres groupes de bêtes enragées. Ma vision était perturbée, j'avais l'impression de tourner en rond, de revoir toujours les mêmes choses. Et à chaque fois que je me tournais, l'homme et ses compagnons se trouvaient sur mes pas. Ils s'approchaient toujours plus, tout semblait perdu.
Et tout à coup, je me suis trouvé face à un mur. J'étais dans une voie sans issue. Je ne pouvais plus rien faire. Je tentais d'ouvrir la seule porte que je voyais. Mais celle-ci refusa de s'ouvrir.

L'homme s'approcha de moi, son regard était vide. Il ne semblait plus du tout être lui même, comme enragé ! Une voile blanc recouvra à nouveau mes yeux. Je criais du plus fort que je pouvais : « Au secours ! Aidez moi ! Par pitié ! Ces gens sont fous ! »
Mais personne ne m'entendait. Il n'y avait rien à faire, j'avais l'impression d'être seul dans cette immense ville. Seul face à dix monstres. Je criais toujours... Espérant !
Et au moment même où l'homme m'assénait un énorme coup au visage. Je m'effondrais, évanouit.


A mon réveil, je me suis remis à crier : « On veut ma mort... Sauvez moi ! Je vous en conjure ! ».
Mais, en regardant de plus près. Ce qui m'entourait n'était plus les dix bêtes féroces, mais une meute de personnes habillés de blanc.
Je cessais de crier. Tous me regardèrent. Alors que le silence se faisait de plus en plus pesant, un homme demanda : « Cela fait combien de temps qu'il est ainsi ? »
« Cela fait deux heures qu'il est agité, monsieur, nous avons été dans l'obligation de lui mettre une camisole de force et de le sangler à son lit, car il se jetais contre les murs ! »
« Il s'agit donc d'une crise de psychose, la patient n'est plus en contact avec la réalité. Nous avions diagnostiqué il y a un mois un certain autisme, avec dissociation mentale et apparition de fantasmes délirants... Mais, j'étais loin de la réalité. Faites lui une dose de neuroleptique pour le calmer. Je repasserais dans une heure pour voir comment il se porte.»
Il s'agissait d'un médecin, c'est du moins ce que je pouvais lire de là où j'étais, son nom était « Scheiwz ». Le jeune homme à sa droite hocha la tête, avant de s'approcher de moi avec une seringue qu'il venait de remplir d'un produit.

Je me débattais pour lutter contre le sommeil. J'étais enfin de retours dans ce monde que je refusais de quitter à nouveau. Si je m'endormais... Je me trouverais peut-être à nouveau ailleurs... Trop loin pour revenir... Je...

J'ouvre un ½il.



Leza el

# Gepost op vrijdag 02 maart 2007, 14u30

Gewijzigd op vrijdag 22 juni 2007, 08u25

Ecrire, pour une dernière fois.

Ecrire, pour une dernière fois.
« 70 ans, ça se fête ! » Disait gaiement Véronique.
Montrant ses belles dents de femme, elle était tous les jours comme une fleur au primptemps, toujours bien habillée, bien coiffée. Elle était devenue avec le temps une de ces femmes que tout homme rêverait de posséder une fois dans sa vie. Déjà petite elle savait s'entourer des plus beaux garçons du village et cela l'avait poursuivit jusqu'à la capitale.
Au plus grand plaisir de ma femme et moi, elle nous avait ramené un beau matin, un homme de son âge, qui lui assurerait un avenir paisible.

Elle me regardait, avec ses grand yeux, souffler sur le gateau un bon nombre de bougies applaudissant en c½ur avec les quelques personnes réunies pour mon anniversaire. Ils avaient loué une salle bien trop grande pour le nombre d'invité, mais je me sentais heureux, entouré des gens que j'aime. Une seule personne manquait à l'appel, Jacques, mon petit dernier qui n'avait pu se libérer pour être de la fête, il était trop pris par ses affaires à Londres.

Ils avaient même décoré cette immense salle avec des banderoles, sur lesquels je parvenais à peine à lire : « Joyeux anniversaire Papie ». Ma femme, Marie, commencait déjà à découper le beau gateau, cela ressemblait à un de ces excellents gâteaux qu'elle avait l'habitude de nous faire en hivers, mais celui là ressemblait plus à quelque chose acheté chez un traiteur. La présentation était très soigné et il y avait une inscription en coulis de chocolat sur une pâte d'amande.
Véronique s'approcha de moi avec un grand sourire, elle m'embrassa tendrement dans le cou avant de me tendre un petit cadeau, il était recouvert d'une très belle enveloppe légèrement brillante, il y avait même une petite inscription noir dessus : « pour mon père adoré !».

Je la regardais avec un sourire malicieux, faisant mine de découvrir le présent qu'elle avait promis de m'acheter, un coffret de livre, regroupant l'intégrale des ½uvres d'un des auteurs que j'appréciais tout particulièrement.
Je l'embrassais à mon tour sur la joue.
Pendant qu'elle était occupé à remettre ses cheveux en place, les cadeaux se succèdaient, la plupart étaient indirectement adressé à Marie, mais cela fait toujours plaisir d'être gâté !

L'après-midi, fut belle et ensoleillée. J'avais passé tout d'abord plusieurs longues minutes, à regarder les jeunes courrir derrière un ballon, nous avions ensuite marché quelques temps dans la forêt proche de le salle des fêtes. La nature s'éveillait paisiblement à l'approche des premiers rayons de soleil du début de primptemps.
Marie était aux anges, elle avait presque rajeunie de dix années. Jouant avec sa petite fille, comme s'il s'agissait encore de Véronique.

Nous nous sommes ensuite arrêté sur les berges du petit lac, feuilletant quelques vieux albums photos, pendant que Marie continuait à jouer comme une enfant.
Cet après-midi d'anniversaire m'emplit d'une grande joie de vivre et d'un amour sans fin pour ma petite famille, ils étaient beaux ainsi réuni.

Dans la voiture sur le chemin du retour, je me remémorais ses quelques heures de bonheur venues troubler notre quotidien morose à la maison de retraite « Saint Rose », dans laquelle nous vivions des jours paisibles.
Véronique nous accompagna jusqu'à la porte de l'appartement, refusant à Marie le plaisir de boire un dernier café, sous prétexte qu'elle avait laissé le moteur de sa voiture tourner.
Une fois tous les deux seuls dans le petit appartement d'où l'on appercevait par la baie vitrée le petite jardin public de la ville, un lieu calme dans lequel j'aime me promener à la nuit tombante.
Marie me regardait joyeusement, elle était assise sur une des chaises de la cuisine. La nappe fleurie de la table me rappella l'époque où Marie portait encore de petites robes avec ce genre de motifs, elle avait au court des années su garder une grande curiosité d'esprit et une beauté si fraîche, que je ne regrette pas de l'avoir épousé. La femme parfaite.

La voyant se relever, cherchant de quoi préparer à manger, je me retournais pour rejoindre le grand fauteuil dans lequel je rêvassais. Pensant à notre mariage, à peine âgé de 20 ans. J'avais plus tard dû accepter un travail en tant que capitaine sur un bateau qui faisait le tours du monde, m'obligeant à quitter régulièrement notre maison pour plusieurs mois. Et pourtant malgrè mon absentéïsme chronique, cela n'avait rien ébranlé l'amour que l'on se portait, elle élevait seule deux enfants et j'aurais aimé être plus là pour la soutenir dans cette lourde tâche, mais il fallait choisir entre ramener le pain et le plaisir de vivre au coté de sa femme à la maison.
Je dirais, en y réfléchissant bien, que nous nous sommes retrouvé le jour de mon départ à la retraite. Pour palier au bonheur transformé en une grande solitude je mettais lancé dans l'écriture d'un roman, qui à mon plus grand étonnement connu dès sa parution un grand succès, nous permettant d'avoir une somme rondelette en complément de nos retraites.

Je me relevais du grand fauteuil, pour trouver mon bureau sur lequel j'aimais écrire. Il avait coûté une petite fortune, mais écrire dessus me procurait un plaisir, que plus rien ne pouvait maintenant dépasser.
Je m'essayais à trouver une suite et fin pour mon dernier roman, cela faisait déjà plusieurs mois que je buttais, et après des moments de joies comme ceux de cet après-midi, j'espèrais trouver l'inspiration qui m'avait manqué.
Je griffonais sur une page blanche quelques lignes, qui ne rimaient au fond pas à grand chose, je ne faisais en fait que tourner en rond, sans parvenir à atteindre le but que je poursuivais depuis des mois.

Je chiffonais cette nouvelle feuille, n'étant pas parvenue à trouver une fin plausible et digne de ce nom, lorsque Marie s'approcha derrière moi et m'embrassa le front en me demandant d'aller lui chercher des assiettes pour mettre le couvert.
Je me levais péniblement, me dirigeant vers le buffet. Je tirais quelques assiettes, il n'en restait que deux, je les soulevais.
Lorsque j'appercue que sous le naperon protégeant les assiettes un petit papier dépassait, je le pris, me demandant ce qu'il pouvait bien faire là.

Il s'agissait en fait de deux petite envellopes, déjà ouverte, elles étaient vieilli par le temps, ce qui leurs donnaient une couleur sale et jaunâtre. A l'intérieur se trouvait des lettres, tristement jaunie elles aussi. J'en prenais une, que je lisais rapidement.
Mais dès les premiers mots, je m'arrêtais.
La première lettre débutait sur quelques mots venant de la main d'un homme, et cet homme ce n'était pas moi : « Bonjour ma chérie. ». La lecture des quelques première lignes me firent un choc, me projettant en arrière, je m'adossais sur le pied de la table derrière moi.
Une goutte de sueur perla sur mon front, je l'essuyais négligemment, continuant imperturbable ma lecture. Le sang me montait aux tempes, je le sentais battre à tout rompre, il tapait, chaques lignes étaient une torture que je m'infligeais.

Je m'arrêtais tout à coup de lire, la voix de Marie retentissait, dans mon ivresse d'insoucience j'en avais oublié sa présence. Je me retournais, vérifiant si elle n'approchait pas, elle était encore dans la cuisine, me demandant d'amener les assiettes.
Je reposais les lettres de l'adultaire à leur place, je reprenais peu à peu mes esprits, et pourtant il restait un trouble patent.
Je me levais et disposais les assiettes sur la table en y ajoutant les couverts. Puis je pris la télécommande, et mis les informations, cela m'éviterait de penser !
Marie me regarda interrogatrice durant tout le repas. Je ne tournais même plus la tête vers elle, préférant ne même pas la regarder de peur de l'assassiner. Les images à la télévision se brouillaient peu à peu, et sur ce voile blanc je revoyais mes années de jeunesse : les années de notre jeunesse.

Le temps m'avait fait oublier mes quelques mois de doutes, j'avais pensé un moment que Marie me trompait durant mes mois de voyages, mais je n'avais pu avoir de preuves concrètes, mis à part le témoignage de quelques voisins. Et là ! J'avais eu juste devant mes yeux les preuves, cela me prouvait que j'avais vécu 40 ans de ma vie dans le mensonge.
Un mensonge ignoble, qui me saisissait à la gorge.

Je me sentais sale et outragé. La mère de mes enfants ! Elle... elle m'avait trahit, me fracturant, elle arriverait à me détruire !
Marie avait jetté le jours de ma retraite, toutes les lettres que je lui écrivais des quatres coins du monde, mais elle avait gardé deux petites lettres d'un amant anonyme.

Je me levais pour rejoindre mon fauteuil, et pour la première fois depuis son achat, je ne ressentis aucun plaisir à m'asseoir dessus, au contraire le coussin me fit presque mal, m'obligeant à me relever.
Je me dirigeais donc titubant vers mon bureau, la petite chaise était bien plus agréable. Je reprenais l'écriture de mon roman et à mon plus grand étonnement, j'écrivis. Je déversais ma rage, emplissant la feuille blanche, je trouvais la fin idéale : la fin que j'attendais depuis trois mois.
Je prenais même plaisir à déverser des torrents de lignes, cette fin était aussi ignoble que innattendue, ils devaient tous périr !
Je voyais chaques meurtres, ils étaient tous magnifiquement bien réalisés : le meurtre parfait. Je prenais un malin plaisir à torturer ma souffrance, je jouais avec, formant les mots de mon esprit.
Je souffrais, et mes mots étaient de souffrances, c'était comme la douleur attendue durant tout mon récit, une sorte de délivrance.

Tout à coup, une goutte d'eau tomba sur le feuille, une larme se répendait et brouillait l'écriture sombre de mes pensées, l'encre et l'eau se mélangaient harmonieusement. Je contemplais cette magnifique tâche, avant de reprendre la fin de mon récit et de conclure par une dernière phrase.
Je venais de finir la réalisation du roman, que j'estimais approcher de la perfection, tous mourraient. Une fin à la fois simple et originale.

J'essuyais les larmes coulant sur mon visage vieillissant, avant de prendre mon manteau et de sortir. Je ne répondis pas à la question de Marie, elle savait où j'allais : au même endroit que tous les soirs.
La rue devant le jardin public était peu éclairée, je marchais tête baissée, pour me protéger de la pluie fine. Le bel après-midi ensoleillé avait laissé place à cette petite bruine, se mélant à mon esprit.
Mes larmes ne se distinguaient plus, je pouvais pleurer sans que Marie ait peur. Malgrè cet ignoble mensonge, je l'aimais encore plus que tout, mais je comprenais maintenant tant de choses que je m'étais inconsciemment cachées, toutes ces idées ressortaient et détruisaient le peu de lucidité qu'il me restait.
J'errais dans le parc, ne sachant ni où je me dirigais, ni pourquoi j'y allais. Je m'approchais d'un banc sur lequel je m'asseyais. Je versais toutes les larmes que mon corps avait retenu pendant toutes ces années de bonheur. Je pleurais comme je n'avais jamais pleuré, lorsqu'une petite voix me fit relever la tête.
« Vous avez une petite pièce s'il vous plait ? »
Je ne savais que répondre, je n'en avais plus le courage. Je fouillais dans mes poches et trouvais une pièce de un euro et un billet de cinq, que je lui tendais.
La petite femme devant moi sembla étonné, elle voulut me rendre le billet, je le refusais : elle en aurait sans doute bien plus l'utilité que ma pauvre âme meurtrie.

La femme s'avanca et s'assit sur le banc à côté de moi, tout en me dévisageant elle me dit d'un ton morne : « Vous avez l'air bien triste. ». Je me retournais alors vers cette jeune enfant, je lui tombais dessus déversant plus de larmes qu'auparavant. Elle me tapotait doucement le haut du dos.
Elle pouvait bien sentir la pourriture, son manteau sentait le renfermé, ses mains étaient sales, mais j'avais besoin d'un tel réconfort que cela n'importait au fond que peu.
Je lui ouvrais mon c½ur, cette femme qui m'était inconnue il y a encore quelques minutes, je parlais à cette mendiante, je lui contais ma vie, elle savait tout ! Et pourtant elle ne pourrait rien en faire, elle l'oublierait et en rigolerait avec des amis. Mais le besoin de parler était trop fort, il me rongeait, tant que je devais tout dire, même à une personne que je ne reverrais plus.

Après une heure passée sous la pluie qui tombaient encore plus fortement, je me décidais à rentrer.

Marie ne m'adressa aps la parole, elle était déjà couché.
Je me blotissais contre son corps, même s'il me répugnait presque. Ce corps que j'avais touché, ce corps que j'avais aimé, un autre l'avait fait juste après moi. Cet autre m'obsédait, et pourtant je n'osais demander de qui il s'agissait.

J'essayais, pour ne pas vomir, de me concentrer sur la télévision. Il s'agissait d'un jeu, un jeu stupide, dans lequel tout était truqué, méchamment artificiel. L'on vous faisait croire que sans même travailler, en passant dans le petit écran on pouvait devenir millionnaire... alors que comme nous le savons tous, il y a si peu de gagnants et toujours plus de joueurs.

L'Homme pense t-il vraiment que la vie ne lui fera que des cadeaux ? Et pourtant j'y aurais cru. J'aurais pensé que l'on pouvait vivre avec quelqu'un sa vie entière, gagner de l'argent et sans pour autant se voir mourir, j'ai pensé toucher l'éternité.
Des pensées qui aujourd'hui m'échappaient.

Marie s'était peu à peu endormi, j'en profitais pour me relever, une idée venait de germer dans ma tête. Je me levais, pour me diriger vers mon bureau qui m'appellait. Je pris le crayon, il me dictait des mots, je reprendrais un travail de jeunesse.
Je recommencais pour une dernière fois la chose qui m'avait toujours donné envie d'écrire. Je formerais une nouvelle, ou plus exactement un petit recit de ma vie. Le simple constat d'un passé sombre, que je laisserais derrière moi.
Cette nouvelle serait accompagnée de mon testament, je mourrais bientôt, bien avant Marie. Mais elle saurait pourquoi ! Elle ne pourra pas se dire que je l'ai oublié, elle devra vivre le restant de ses jours avec ses vices.

Je vois déjà le titre : « Une femme commet l'adultère et tue son mari ». Et elle n'aura pas eu besoin de m'étrangler. Elle n'aura qu'à me regarder.

Je sentais la vie s'enfuir petit à petit. Je ne pouvais plus vivre dans la tromperie, elle m'avait meurtrie, pour le plaisir de quelques minutes. Je me laisserais mourir et Dieu comprendrait bien évidemment, il sera peut-être satisfait de ma triste vie, et s'il n'existe pas, cela n'y changerait rien. Je disais adieu à cette vie.


Leza el

# Gepost op dinsdag 28 maart 2006, 15u07

Gewijzigd op vrijdag 22 juni 2007, 08u22

so come in my cave-muse .....Black-fish.....

so come in my cave-muse       .....Black-fish.....
Il était tard, environ 3 ou 4 heures du matin... Je rentrais de Deauville, après un week-end familial plutôt mouvementé... J'étais sur l'autoroute en direction de Paris... j'avais entamé mon périple une heure plus tôt, suite a une violente dispute avec mes parents : « Ma pauvre Sarah, ta vie ne rime a rien ! Ecrire ? Ecrire ? Encore une des inepties que tu nous sors... Si seulement... Mais tu as l'air sérieuse ma pauvre fille... Des millions de livres sortent chaque jour et tu croies réellement qu'avec l'ombre du soupçon de capacité à mettre les mots les uns derrières les autres tu pourras nourrir tes enfants et payer notre retraite ? Ma pauvre, ma pathétique rêveuse... Tu me fais honte, nous qui avons toujours voulu t'inculquer les valeurs de la famille, de l entraide, de la vie... Nous voilà bien récompensée...Ton père nous avait déjà dit de ne pas te garder! Misères...»

Mes yeux humides de cette déchirure étaient rouges vifs et ne cherchaient qu'à se fermer...Mes cheveux que ma mère qualifiait de pollution au travail tombaient sur mon front jusqu'à gêner chaque mouvement de mes paupières. Me mordillant les lèvres, je tentais d'arriver à la fin de se voyage de plus en plus fatiguant. Ne portant mon attention que sur les bandes blanches qu'avaler ma petite auto, je comptais les kilomètres me séparant de mon studio dans la banlieue parisienne. Mais tous ces dérivatifs ne palliaient gère à l'écho brut des paroles de ma mère. Elles résonnaient encore encore et encore dans ma tête qui subissait la pire des migraines...

So
udain, je perdis le contrôle de ma voiture qui fit nombres de cabrioles, et moi comme prisonnière de cette cage en métal.

Je ne
sais combien de temps s'écoula, mais à ma reprise de conscience dans cette taule qu'était ma voiture, la première chose qui me vint à l esprit était « ma mère va me tuer » alors même que j'étais si proche de la mort... Mon corps tout endolorie, je résolus de sortir avant que pire n'arrive. J'étais au beau milieu de l'autoroute heureusement déserte. Alors je courus jusqu'à la clairière afin d'être a l'abri. Aucun téléphone à l'horizon et mon portable en quatre morceaux, je ne pouvais avoir recours à aucun secours... Je marchais donc à travers cette clairière. Seulement vêtue d'un tee-shirt léger et d'une jupe assez courte, le froid pénétrait jusqu'au plus profond de mon âme. Mais je devais chercher quelqu'un, quelque chose, de l'aide ; alors j'avançais, les plantations déchirant mes jambes...

C'
est là que je vis quelques lumières à l'horizon, certainement une station d'autoroute avec quelque peu de chance. Je me dirigeais donc vers cette unique source d'espoir...

A t
ravers le champ, les paroles de cette soirée que j'avais si précipitamment quittée se bousculaient dans mon esprit. Avais-je réellement fuis comme l'avais crié ma mère lorsque je montai dans ma voiture ? Les jeunes pousses déjà corrosives lacéraient mes jambes ensanglantées. J'avais pourtant eu de la chance de me sortir indemne de cet accident. Pourtant n'étais-je pas été un homme valeureux qui aurait pus aider mon père dans son exploitation ? Cela aurait été beaucoup plus simple que d'être une fille plutôt frêle et a lme d'artiste... je n'avais pourtant rien à me reprochais mais malgré tout subsister cette convection au fond de moi même que cela aurait été beaucoup plus simple...

Le
froid était de plus en plus coriace pénétrant chacune de mes pensées ainsi que chacun de mes membres si peux couverts. Mais après plus d'une heure de marche j'approchais de cette lumière qui s'éteignit quasiment dès que j'estimai le temps d'arrivé a un quart d'heure... Tous espoirs s'envolaient alors... Complètement épuisée, gelée, déboussolée je me dirigeai alors dans une autre direction...

Après plus d'une demi-heure environ, sous la pluie tombante alors j'entendis raisonner des rires profonds et graves. Ne réfléchissant plus pensant qu'à nouveau une chance se présentait je courus vers cet éclat. A 300 mètres de là siégeait une veille et basse chaumière d'où provenait certainement les rires. A mon grand étonnement aucune lumière ne se dégageait de la bâtisse. Je fis alors le tour de celle-ci et trouvai un escalier en béton descendant vers une porte entre-ouverte de laquelle émanait légèrement une musique très électronique. Je descendis alors pour demander du secours.

M'entendant descendre, un ho
mme d'une vingtaine d'années, vêtu bizarrement d'un t-shirt de couleur sombre sur le quel semblait bruler une flamme violette et d'un baggi beige, me sourît d'une manière étrange et me dit : « tu veux te joindre a nous ? ». Je ne lui répondis pas mais je ne compris pas tout de suite cette invitation plus qu'étrange... Je le devançais dans un hall court à la peinture sombre et décrépite. J'entendis le cliquetis de la porte qui se fermait à clés derrière moi. Pourquoi s'enfermer ?

Mais éta
nt donné mon état de fatigue je ne réalisais pas ce qui se passait et aller se passer. A la fin de ce couloir, j'entrais dans une pièce enfumée, odorante et même plus froide que l'extérieur. Assis ou plutôt avachis sur des chaises menaçant de tomber en décrépitude, trois autres hommes du même âge, me regardaient avec ce même sourire inquiétant que le premier. Ils ne me dirent pas leurs noms. Je commençais à demander de l aide et à leur narrer mon périple mais cela ne semblait pas les intéresser. Ils me dévisageaient. Sur la frêle table qui trônait au milieu de cette pièce dépouillée d'autres meubles sauf un grand placard, de l'alcool et de la drogue (joints, cc et autres taz) étaient étalés outrageusement. Un d'eux ma demanda mon nom, je lui répondis d'une manière à peine audible : « euh...Sarah », Un autre me répondit d'une voix roque : « ce soir tu seras Samantha ! ». Je ne compris pas tout de suite pourquoi... Ils me dirent que je pouvais dormir ici pour le moment et m'expliquèrent que l'on appellera les autorités que demain à cause de la marchandise sur la table.

Il
s me proposèrent de m'assoir sur un cana violasse déchiré. Je ne pus refuser étant donné mon état de fatigue. Ils me proposèrent de la bière et des « vitamines » en caché ou en poudre pour me remettre. Je refusai. Un brin vint près de moi et me demanda de lui expliqué plus clairement mon histoire, ce qui m'étonna vu le peu d'attention que j'eu la fois pcédente. Il me demanda si j'avais déjà pu prévenir quelqu'un, si m'a voiture était loin d'ici, si j'habitais loin, si quelqu'un m'avais vu prés de cette cave... Je ne compris pas pourquoi il me posé tant de questions, mais je répondis aussi clairement que je le pus. Il semblait m'écouter très attentivement, trop attentivement à la réflexion...

Le bruit
saturé et répétitif de la musique qui sortait des vieilles enceintes me brisait le crane telle un martellement. Ca faisaitjà une petite heure que j'étais dans cette cave. Mais je n'avais plus aucune idée de l'heure qu'il pouvait être, peut-être faisait-il jour. Aucune fenêtre ne pouvait me le révélé. Titubant, un des quatre hommes se leva pour autre chose qu'aller cherche une autre dose. Il fit cesser le martellement et installa un autre cd.

Un air de b
asse se fit entendre. Tous mes hôtes se regardèrent les uns après les autres. Des enceintes sortait une voix comme tirée des enfers. Ce fut le début du mien. Cette sinistre voix lançait odieusement : « Choyée, Samantha pleure. Choyée, Samantha meurt. Sonne & assomme encore Samantha. Elle n'y croit plus. Ecoute ton c½ur s'encrasser comme leurs machines. Ton corps ne servira plus. Samantha couche-toi, même s'ils sont aux pieds de ton lit, même s'ils te prennent. Samantha pleure. Cette douce chaleur te tient en laisse. Par la corde saigne. Toute petite, petite bouche aime l'ingestion : ça mousse au fond. Ta chair est nue. Bois, tu l'emplis... »

Ils se levèrent l
es uns après les autres et se dirigèrent lentement vers moi. Je me rappelai soudain des premières paroles entendues : « Tu veux tu joindre à nous ? », « Ce soir tu seras Samantha »... et toutes ces questions... Je ne pouvais pas partir ne même me débattre. Ils m'arrachèrent tous ce qu'il me restait.

« Ils sont déjà
en moi. C'est trop tard. Ils me font mal. J'ai si mal. J'ai envie de vomir. Pourquoi moi ? Pourquoi ne me tuent-ils pas tout de suite. Ils ne m'écoutent pas, et ne m'entendent qu'à peine les supplier. Un des deux a fini, mais un troisième arrive déjà. Ils me frappent. Celui qui m'interrogea, hurle « je t'aime » en me tapant la tête au sol. Je me résigne, je suis déjà souillée, il n'y a rien à faire...»


Ils recomm
encèrent plusieurs fois chacun jusqu'à ce que l un d'entre eux me tue serrant trop l'éteinte de ses mains sur mon cou...



......
Black-fish
.....


ps : Désolé de cette période d'absence mais je n'étais pas disposé a me lancer dans une nouvelle au profit de mes autres blogs pureartic et black-fish

# Gepost op woensdag 15 maart 2006, 10u55

Gewijzigd op woensdag 15 maart 2006, 11u21

Mondanité

Mondanité
Ma montre indiquait déjà plus de deux heures de l'après-midi. Jacques ne devait arriver que dans quelques minutes. Je m'allongeais dans l'herbe verte, elle me chatouillait légèrement la nuque, me rappellant les carresses que Jacques me faisait l'été dernier avec un brin d'herbe.

Je repensais à ces scènes insolites, je sentais comme une vague de chaleur m'envahir, pensant à ses caresses si douces, me procurant un plaisir sans bornes. Je me plongeais en lui comme l'on plongerait corps et âme dans une source d'eau chaude.
Mes pensées s'obscurcirent, mon cerveau en effervescence se calma progressivement, pensant à ces longues journées et nuits d'angoisse et d'ennuie à la capital.

Je n'avais pas vu Jacques s'approchait doucement derrière moi, comme pour ne pas troubler mes pénsées, il venait de me prendre la main, m'entraînant dans sa course folle. Nous courrions dans la nature qui s'éveillait autour de nous comme pour nous remercier.
Je ne savais si j'avais attendu ce moment depuis mon arrivé en province, mais le fait qu'il m'ait ainsi pris la main, faisait ressurgir en moi les mois passés à Paris, Rue Calvaire, durant lesquels je ne rêvais que de son parfum, je ne rêvais que de me joindre à lui. Je vivais courant à ses côtés les chimères de mes nuits.

Cet après-midi ensemble se passa rapidement, entre nos longues discussions et nos courses à travers champs et bois, nous ne nous sommes arrêté qu'une fois arrivé à la rivière, Jacques ponctuait alors chacune de mes phrases par un baiser.
Lorsque le soleil commencait à redescendre, Jacques commenca à me deshabiller, puis il me porta vers la rivière, telle une jeune mariée que l'on pose délicatement dans les flots de draps de soie d'un lit de princesse avant de se donner sans réfléchir à son être.

L'eau était fraiche, mais il était bon de me baigner nu au côté de l'être que je désirais tant. J'espèrais seulement que père ne passe pas par la rivière lors de sa ballade à cheval.
Les rayons de soleil commencaient à décliner derrière la colline lorsque je m'appercu qu'il était tard. Nous n'avions pas vu le temps passer. Je m'habillais à la hâte, Jacques ne semblait pas comprendre et restait à nager.

Une fois totalement habillé je me précipitais vers l'homme qui avait endormi mon ennui pour un après-midi. Je l'observais tout en accourant à lui, il avait une douce silhouette, la nage exibait ses muscles imposants, le sang affluait à ses tempes comme pour montrer qu'il venait de faire un petit effort ne l'affaiblissant en rien.
J'avais de l'eau jusqu'aux genoux lorsqu'il me demanda pour quelles raisons j'étais de nouveau habillé.
Je lui expliquais brièvement que je m'étais mis en retard et que nous pourrions nous revoir le lendemain. Il sembla se vexer de mon départ subit ; Je pouvais distinguer tout changement d'émotion sur son visage, même les plus subtils, du fait que nous avions passé toute notre enfance côte à côte.
Et au moment même où je me retirais, il m'attrapa le bras et m'embrassa longuement. Ce baisé m'empli d'une joie intense, je ne pouvais me résoudre à partir, le désire de partager encore quelques moment au près de lui était trop fort.

La terre collait sur mes bottes humides, je cherchais quelques excuses pour mon père s'il venait à me questionner. Je pouvais avoir rencontré Anabelle sur la route de Chantilly, elle m'aurait retenue et mon père comprendrait certainement.
Ma course à travers champs rendit mes habits dans un état si pitoyable que je ressemblais plus à un pariat venant réclamer du pain, qu'à une personne rentrant dans sa maison de maître.
La servante ne me posa aucune question, elle prenait les affaires sales que je lui tendais. Je me changeais le plus rapidement possible, et c'est alors que la voix rauque de mon père résonna dans la grande maison.
J'accourais dans le couloir, finissant de me coiffer. Ainsi, il ne se douterait même pas de mon départ.

Il était dans le petit salon à fumer un cigare et à boire un vieux cognac qu'il affectionnait particulièrement. Il me demanda de m'asseoir en me tendant une cigarette, que je m'empressais d'allumer. Je sentis mes joues rougirs, ce qui pouvait me trahire si mon père élevait le regard sur moi, il semblait trop occupé à observer son cigare.
Il me regardait à nouveau avec une expression si impassible que je ne pouvais desceller le moindre de ses sentiments, son regard glaça un à un mes membres, il me sembla être plus sombre que jamais.
Il but une dernière gorgée et tira une grande bouffée du poison qu'il venait de rallumer.
Il me regarda à nouveau de ses yeux perçants, semblant lire au plus profond de mon âme, cherchant les mots capables de m'anéantir sans avoir besoin de le faire de ses mains.

« Je me suis entretenu tout l'après-midi avec le comte de Vigne. Nous avons conclu d'une date pour votre mariage, tu dois rentrer dès demain sur Paris pour les préparatifs. Cela sera... »

Je ne voulais plus entendre ce qu'il pouvait avoir à dire de plus, je me trouvais cloué au mur, ne sachant plus si je devais écouter mon c½ur ou l'étique qu'imposait la bourgeoisie.
Je sentais mon esprit se brouiller, mon crâne surchauffait, mes yeux me brûlaient et glissaient un voile sur ma vision déjà troublé.
Le portrait de Jacques s'infiltra en moi, je ne voyais plus mon père en train de tirer fièrement sur son cigare, mais mon amant pleurant dans un fauteuil qui n'était pas le sien.
Ces larmes montaient de la même façon en moi, je me sentais obligé de les retenirs de les entraîner au plus profond de mon c½ur, pour que père ne les voient. Pour qu'il continue à ce douter le moins possible.

J'acquiescais aux interrogations de mon père, il voulait ce mariage et je ne pouvais lui refuser ; cela lui permettait de posséder plus de terres et ainsi il m'assurait un avenir orné d'or et de diamants.
Je ne pouvais qu' accepter, enfermant mon c½ur dans l'abîme de l'oubli. Je commettais l'adultère.

Les jours défilèrent, j'en venais même à oublier Jacques lors de nos longues journées. Il nous fallait choisir l'ameublement de la chambre à coucher, les habits... Je devais paraître bien.

Je me vendais à Anabelle, fille du comte de Vigne, malgrè le fait que Jacques me possède déjà de tout mon être.


Leza el

# Gepost op vrijdag 10 maart 2006, 17u13

Gewijzigd op vrijdag 22 juni 2007, 08u23

L'éxil

Partie 1:

Il était grand temps de partir, je prenais quelques vêtements à la hâte. Ma toilette et un peu d'argent au fond de la valise de quoi tenir quelques mois, j'étais déjà dehors.
Je savais qu'il n'était plus question de rester dans ce pays où la mort m'attendait certainement à chaque coin de rue, je comptais rejoindre quelques amis en Espagne en prenant le prochain train.

Au moment de tourner pour trouver la gare , je jetais un dernier coup d'½il sur l'immeuble dans lequel j'avais habité plusieurs longues années. Et à mon plus grand étonnement des soldats étaient déjà arrivé, ils entraient par petits groupes, sans doute venaient-ils me chercher. Je pensais alors à leurs surprise en voyant que je ne me trouverais pas chez moi.

Un avis de recherche devait sans doute se trouver sur ma tête. J'accélérais le pas, mais il me restait une dernière chose à régler avant de partir, je n'avais que quelques minutes avant que les voyageurs se pressent dans le train en direction de l'Espagne.
Je tournais à ma droite pour trouver l'appartement de Lyaeos, le seul amie que je n'ai vraiment eu, l'homme avec lequel j'ai le plus parlé, je me devais de lui demander de me suivre.
Il avait déjà refusé plusieurs fois mes demandes, c'est pourquoi j'espérais que cette fois il accepterait de me suivre, qu'il m'écouterait enfin, en enfermant au plus profond son orgueil et sa fierté.

Je fus stupéfié de trouver la porte ouverte, je pénétrais alors dans son petit appartement.
Il n'était pas parfaitement rangé comme à son habitude, mais singulièrement changé. La vue du désordre me sortit par une sorte de secousse de ma torpeur. Je compris tout de suite que les soldats étaient arrivé avant moi, avaient fouillé les lieux et n'avaient sans doute rien trouvé, puisque l'on faisait bien attention à ne rien laisser.
J'espérais qu'il n'était rien arrivé à mon ami d'enfance, qu'il serait bientôt relaché. Ils n'avaient après tout strictement rien contre lui, la seule faute qu'il avait commis était de m'avoir soutenu.
Plongé dans mes pensées le temps sembla s'arrêter, je tournais en rond, cherchant vainement un indice montrant qu'il s'était échappé, qu'au dernier moment il avait fuit, qu'il chercherait à me retrouver.

Mais lorsque je me décidais à regarder l'heure, je m'apercue avec stupeur que les aiguilles continuaient de tourner et qu'il ne me restait que cinq minutes pour atteindre la gare.
Je sortis donc en courant de l'immeuble et en quelques enjambées je me trouvais devant la gare. Un dernier coup d'½il à ma montre m'indiqua que je n'avais plus le temps d'acheter un billet, je m'engouffrais donc au coté d'un bon nombre de badauds dans le train.

J'eus bien du mal à trouver une place assise, si bien que le souvenir des événements de ses derniers temps m'assomèrent, je m'endormie donc dans une agitation environante.

Soudain, je sentis une main sur mon épaule, un homme venait de me réveiller en sursaut, je le dévisagait et il m'indiqua que nous venions d'arriver à Barcelone, je fus surpris que le voyage se soit passer aussi rapidement, je devais être plongé dans un sommeil très profond.

Je sortis du train d'un pas lourd, bousculé par un grand nombre de personnes. J'étais en sécurité, plus personne ne pouvait m'atteindre. Ce pays était ma patrie sauveuse, j'obtiendrais rapidement un visa grâce à ma double nationalité.

Une fois sortie la gare, j'observais autours de moi, cherchant un taxi pour retrouver au plus vite la ville de Tarragone, où j'espèrais trouver des amis.
La ville semblait déserte, il était certainement trop tard pour trouver quelqu'un pour m'enmener aussi loin. Seul l'insigne d'un hôtel permettait de distinguer la rue, je me dirigais donc vers la source de lumière espérant y trouver une chambre.

Je frappais plusieurs fois, sans qu'il y ait la moindre réponse, l'hôtel semblait vide. Je pensais donc chercher plus loin une chambre pour la nuit, lorsque la porte s'entrouvrit et une petite voix m'indiqua d'entrer.
« Bonsoir madame, pardonnez moi de vous déranger si tardivement, mais j'aimerais me loger pour la nuit. »

La petite femme me dévisagea, elle semblait énervé par ma présence. Je pensais un instant m'en retourner, lorsqu'elle m'indiqua une chambre en me tendant une clef. L'hôtel était sale et le prix d'une nuit dans ce lieux sordide me coûterait pratiquement la moitié de l'argent enmené. J'acceptais pourtant ne sachant où aller.

C'était une petite chambre en bord de route, quelques ivrognes chantaient dans le rue. Les vitres étaient sales et les draps troués, mais faute de mieux, je m'allongais.
Mes pensées vinrent rapidement aux mésaventure ayant entrainé mon départ.
Je travaillais en France en tant qu'écrivain. Les émeutes des derniers mois, m'avaient permises de publier dans un journal révolutionnaire, mes écrits concernant un vie probable sur la planète Ghétian à quelques systèmes solaires de notre douce planète.
Ces écrits regroupés la plupart des recherches que je faisais auprès de Lyaeos. Ce qui nous condamnaient par l'église d'hérésie, étant donné le fait que nous remettions en cause la place de l'Homme dans l'univers.
Nos textes démontraient que l'Homme n'était en fait qu'un simple pion sur l'immensité de l'univers. L'Homme n'était point au centre de l'univers comme le prétendaient les textes Saints, mais il n'était en fait qu'un animal destructeur face à des créatures vivantes bien plus évoluées.

Evidemment, on aurait dû m'écouter, mes pensées hérétiques étaient vraies et cela personne ne pouvait le nier. Nous apportions toutes les preuves nécessaires, et pourtant il n'y avait personne pour nous écouter.
Ces pensées s'évaporèrent dans un sommeil profond. Empli de rêves plus atroces les uns que les autres, je pensais à ma journée du lendemain, qui serait certainement longue.

Les premiers rayons de soleil me sortirent de ma nuit agité. A cette heure matinale j'aurais plus de chance de trouver un taxi, l'espace d'un instant je pensais quitter les lieux sans payer. Mais au moment même où je franchissais la porte la douce voix de la femme me rappella.

Une fois dans la rue, je vis au loin un taxi, qui accepta de m'enmener, bien évidemment cela finissait de vider mon portefeuille. Le voyage dura plusieurs longues minutes, je ne connaissais pas Tarragone et j'espérais trouver rapidement mes amis.

Le taxi me déposa sur la place principale de la petite ville. Les bâtiments étaient petits et décorés, la ville devait être en fête. En regardant autour de moi je me rendis compte qu'effectivement les gens étaient heureux et pour la plupart ivres.

A quelques mètres se trouvait une cabine téléphonique, je pourrais joindre Ophète, il m'offrirait le logis pour la nuit. Par chance il m'indiqua qu'il n'habitait pas loin, dans une petite maison assez coquette.
Je lui expliquais mes problèmes, ainsi, il me permit de rester le temps que je souhaiterais.

Plusieurs mois, se déroulèrent dans une tranquillité à peine bouleversée par mes cauchemards de mes nuits. Je partagais mes journées entre détente et lecture. J'en venais même à oublier les tristes raisons de ma venue.
Ce bien être fût perturbé par une lettre d'un ami de Lyaeos, il me disait que notre ami commun était dans le couloir de la mort, et que seule mon arrestation pouvait le sauver.

Il me fallut plusieurs jours pour partir, Ophète s'opposait à mon départ et essaya par tous les moyens de me faire rester. J'étais selon lui l'homme qui ferait bouger les choses en Espagne, je pouvais devenir homme politique ou autre.
Mais je savais que rien de tout cela n'était envisageable, après cette semaine de torture mentale je me livrais à la police Espagnol. Elle me ramena à la frontière.

Les soldats, m'arrêtèrent.


Partie 2:

On me jeta dans une cache triste, les murs étaient recouverts de crasse, la fenêtre était cassée laissant s'engouffrer l'air gêlé de l'hiver. Je regardais chaque recoin de cette sombre pièce, il n'y avait que le nécessaire pour vivre, un robinet tordu et des toilettes.
On ne m'avait donné un de ces vêtements vous rappellant que vous n'êtes plus chez vous, un ensemble orange assez triste.
Je n'étais plus quelqu'un, mais un ensemble de chiffre, lorsqu'on m'appellait c'était : « matricule 65224 ». C'était comme une allienation, je n'étais plus moi, et le reste des détenus n'étaient pas gêné de cet affront.

Je me soulevais lourdement pour tomber sur ma couchette, le lit de bois me lacérait le dos, j'avais au moins le mérite de mon statut, « mort vivant ». Cela me permettait d'être seul dans un cellule, de 5 mètre carré.
Les volets étaient bloqués, je ne pouvais distinguer que quelques centimètres du ciel bleu, l'air était de plus en plus froid, si bien que la plupart du temps je devais rester confiné au fond de mon lit pour ne pas attraper de maladies.

Je n'avais aucune distractions, mes heures de sorties dépendaient du bon vouloir des gardiens, l'on ne m'avait passé qu'un livre : la Bible, n'étant pas religieux, cela ne m'apportait rien.
Les gardiens sont venus me chercher après une semaine interminable d'enfermement, pour me conduire à un interrogatoire.

Je me trouvais face à deux hommes, qui ne faisaient que de me questionner, ils m'informèrent que Lyaeos venait d'être éxécuté la veille pour Hérésie, et que si je ne me décidais pas à parler je le retrouverais en « enfer ».
L'idée que j'avais tué mon ami, me répugnait, je m'enfermais donc dans un silence morne. Les deux hommes s'empressèrent de me rouer de coups. Ici, je n'avais plus de droit, et cela ne faisait plus rien de frapper 65224 , de toutes façons il allait mourir, disaient t-ils.

Après ce premier interrogatoire l'on me jeta à nouveau dans ma cellule, plongé dans un semi-coma. Après une lutte acharnée je réussis à me hisser dans ma couche miteuse, où je trouvais un sommeil mortel.
Je ne me réveillais le lendemain que pour manger et subir un second interrogatoire. Plusieurs semaines se déroulèrent ainsi, je me trouvais singulièrement changé physiquement, mais mon mental n'en était que plus fort, je refusais toujours de parler.

Ces deux hommes tentaient tout pour me faire parler, il me parlèrent de Lyaeos.

Les mois s'écoulèrent, je n'avais entre mes quatre murs, que mes yeux pour pleurer. Je pensais souvent à mon amie, je l'avais tué. Par ma folie il avait périt.
Je regrettais tant qu'il ne m'ait pas suivi en Espagne, je m'en voulais d'avoir publié nos recherches.

Ce ne fut qu'après mon premier anniversaire d'emprisonnement, que je rencontrais le juge pour la première fois, il me lut les accusations qui pesaient sur moi. La plus importante restait l'hérésie, mon opinion était-il si contraire à leurs idées reçues ?
J'allais être condamné à mort, il n'y avait aucune issu à par la parole, il me fallait renier mes idées. Il me fallait renier une vie de travail.

Je me retrouvais dans cette geôle, que je connaissais maintenant à la perfection, lorsqu'un religieux me demanda la permission d'entrer. Cela n'était pas la première fois que je refusais, mais en ce jour d'abattement, je ne trouvais plus les mots pour refuser.
Voyant que je ne répondais pas, il ouvrit la porte.

Il s'assit sur ma couchette, me regardant allongé. Je pensais à la tête que je devais avoir, je n'étais sans doute plus l'homme qu'il aurait pu voir quelques années plus tôt. J'avais perdu plusieurs kilos, je n'étais plus rasé comme à mon habitude, et mes cheveux me tombaient sur le visage.

Il me fit un sermon, affirmant que Dieu me pardonnerait si je demandais sa redemption. Mais si j'avais cette histoire à régler avec ce Dieu ignorant je le ferais devant lui en face à face. A quoi cela m'avancerait de demander pardon à l'un de ses religieux, un de ces hommes qui pensaient être imprégnés de la pensée de Dieu. Un de ceux qui pour la fois en Dieu massacraient des innocents en faisant la guerre .
Pris d'une folie destructrice je me jetais sur cet homme qui n'avait cessé de me blâmer, je l'attrapais au cou, serrant de toutes mes forces. Il se débattait, mais ne pouvait rien faire contre un homme sorti de l'enfer, qui ne pouvait qu' extérioriser la douleur qu'il avait enmagasinée durant cette année d'enfermement.

Tout à coup la porte s'ouvrit, et je recu un coup si violent au visage, que je m'évanouis, entendant les toussotements de l'homme que je tenais quelques secondes auparavant.


Je me réveillais dans une cellule plus sordide que celle dans laquelle je me trouvais avant, j'avais comme un atroce mal de crâne, si bien qu'une fois debout je retombais au sol, ne sentant plus mes jambes.
Le couloir de la mort, venait de me scier les jambes et le cerveau, et pourtant je n'avais plus de remords. Si bien qu'après quelques minutes au sol, une infirmière entra dans la chambre accompagnée d'un gardien braquant une arme sur ma tempe. Elle me piqua un seringue, m'injectant un poison, qui m'endormit aussitôt.

Les mois passèrent ainsi, je n'étais même plus un numéro, mais un drogué.
Mon nom n'évoquait plus que des chiffres dangereux qui pourraient tuer à tout moment. La drogue me laissa dans un état maladif, durant les mois avant mon procès, lorsque ce jour arriva je m'endormie à peine assi à cause de l'augmentation de poison dans ma seringue.

Et quelques jours après ce procès dont je n'avais rien suivit, l'infirmière ne vint pas.

Je pus retrouver peu à peu mes pensées. J'observais ma nouvelle cellule, elle était encore plus sombre, un plateau se trouvait par terre. Je me ruais dessus, comme si cela faisait trois mois que je n'avais plus mangé.
Le pain rassi et la purée, me procurèrent un plaisir intense. J'avais l'impression de manger l'un des poulets rotis, que ma grand-mère me faisait lorsque j'étais petit. Je fus pris d'une petite secousse de joie, me rappellant un enfance si merveilleuse.

Je revoyais toutes les péripéties qui m'avaient amené dans ce cachot. Me demandant pourquoi... Pourquoi j'avais choisi les lettres plutôt que les sciences, pourquoi je me trouvais ici, plongé dans l'impuissance des murs m'oppressant...
Je venais de m'endormir sur le sol froid, lorsque deux gardien m'attrapèrent et me soulevèrent. Je parvenais à peine à marcher entre leurs bras musclés. Le prêtre que je pensais avoir tué se trouvais derrière moi, souriant.
Je compris que ces hommes m'amenaient vers ma mort. Durant ce long trajet, je pensais à Lyaeos, un sourire se figa sur mon visage. Pensant à notre enfance côte à côte, à notre amitié si vraie.

Ce sourire ne me quitta que lorsque je vis dans le public, venant assister au spectacle de ma mise à mort, les personnes ou devrais-je dire, les monstres m'ayant condamnés à cette mort prématurée.
Peu d'entre eux parvenaient à me regarder, je les observais un à un, et mon sourire revint progressivement en voyant la douleur que je pouvais lire sur leurs visages sombres. Ils étaient habillés comme pour un enterrement, et ce serait le mien.

J'étais condamné à la chaise électrique.

Je fermais les yeux, avec un sourire glaçant les os de chaque personne souhaitant ma mort.
Ma dernière pensée se réfugia vers mon ami. J'étais heureux de quitter ce monde, pour qu' enfin mon enfer se termine.


Leza el
L'éxil

# Gepost op zaterdag 18 februari 2006, 15u20

Gewijzigd op zaterdag 18 februari 2006, 16u09